Laissez-vous, en famille, envoûter par l’esprit de noël. Redécouvrez votre patrimoine au travers de récits et légendes. Laissant libre cours à votre imagination, pénétrer dans une féerique histoire, dans l’Histoire. Voici les propositions du centre des monuments nationaux pour la quatrième édition de l’événement « Contes et Histoires ». S’organisant cette année dans 10 monuments nationaux d’Ile-de-France, la manifestation se déroule du 20 décembre 2008 au 4 janvier 2009. Contes, visites familiales, jeux-enquêtes, ateliers, mini-concerts… sont alors proposés afin de découvrir quelques grands sites historiques d’Ile-de-France.
Le temps est à la fête et au jeu. Dans chacun des monuments, du Panthéon au tours de la cathédrale Notre-Dame de Paris, de la Conciergerie à la Sainte-Chapelle, de la villa Savoye à au domaine national de Saint-Cloud ou même au cœur des châteaux de Maisons à Maisons-Laffitte et de Vincennes, tout un chacun, de 0 à 99ans aura le droit à une visite étonnante, à des animations singulières. Ainsi de la résidence seigneuriale, au château accueillant le Roi, en passant par des monuments manifestant la modernité architecturale de l’entre-deux-guerres, c’est un véritable voyage dans le temps proposé au public. L’esprit convivial de Noël anime l’événement et friandises et goûters sont même offerts aux participants.
Aux tours de la Cathédrale Notre-Dame, parents et enfants pourront écouter l’histoire merveilleuses des gargouilles et chimères. Au Panthéon, le public pourra élire les Grands hommes de la Nation à partie d’un jeu de cartes, assister à un spectacle d’escrime théâtralisé et se replonger dans le célèbre roman des « trois mousquetaires » ou encore, découvrir les secrets du Pendule de Foucault suspendu dans la nef. Le visiteur pourra aussi tour à tour remonter le temps pour rencontrer les châtelains au château de Maisons à Maisons-Laffitte ou participer à des ateliers de musique médiévale au château de Vincennes. A Saint Cloud, vous serez inviter à mener l’enquête sur un vol mystérieux ou vous transformer en apprentis sorciers et apprendre à réaliser potions magiques et tours de magie.
Sophie Boudoux d’Hautefeuille


« Maior Ecclesia » constitue une restitution en 3D de l’abbaye de Cluny. C’est une animation, en relief, de sept minutes qui fait découvrir au visiteur l’unique édifice de Cluny commencée au XIe siècle où moines et pèlerins se recueillaient. Jusque maintenant, seul la bâtisse du XIIIe était modélisé. Archéologues, ingénieurs, infographistes et historiens ont ainsi travailler ensemble pour réaliser cet extraordinaire restitution numérique. La pluridisciplinarité des acteurs a permis de constituer une œuvre d’une qualité remarquable qui s’appuie sur l’ensemble des connaissances actuels sur l’église de Cluny. De plus, les donnés utilisées pour la restitution 3D, pourront être modifiés et remise à jour en fonction de futures trouvailles. Cette restitution numérique permet d’exposer la relation étroite qui lie la liturgie clunisienne à l’architecture de l’édifice. Ainsi, de par les variations de lumière, le visiteur peut se figurer les différents moments de prière ponctuant la journée des orants. Ces variations d’illumination permettent un discernement mouvant des espaces et des volumes.
Suite à la restitution de la grille royale du château de Versailles mais plus encore aux projet des Tuileries, des journalistes se sont levés pour dénoncer ces reconstructions. Le projet de réédification d’une aile du Palais des Tuileries, incendié en 1871 et rasé en 1883, mène, en effet à controverse. Des journalistes, spécialisés dans le domaine du patrimoine et de l’histoire de l’art, dénoncent ces projets les qualifiant de danger pour le patrimoine. Ils avancent, dans la pétition qu’ils proposent contre les reconstructions, que ces dernières « ne constituent en aucun cas des éléments historiques authentiques. Ils ne sont rien d’autre que des faux en architecture, comme il peut exister des faux en peinture. » Selon eux, ces projets vont à l’encontre des règles de conservation et de protection du patrimoine.
Vendu aux enchères « à la chandelle », placé sur les hauteurs du lac de Reynerie, le Château de Reynerie est ce que l’on appelle une « folie ». Construite à la fin du XVIIIe siècle, le château est rattaché à celui de la célèbre comtesse du Barry, favorite de Louis XV. L’édifice classé monument historique recèle quelques trésors et surtout un remarquable jardin, la demeure s’étendant sur plus de 12 000m2. Le parc peuplé d’essences rares a été crée par Guillaume Dubarry, c’est un petit bijou auquel s’ajoute l’ancienne orangerie avec ses huit appartements. Le 23 octobre, pour 966 000euros, cette somptueuse « folie » rejoint le patrimoine de la ville. Les Toulousains et la mairie se réjouissent alors de ce nouvel acquis.
Les hôtels particuliers de Paris font rêver la plupart des français. Ils sont plus de 500, ce sont des petites merveilles architecturales parfaitement intégrées dans la ville, agrémenté de petites cours et de magnifiques jardins. Mais a qui appartiennent-ils ? Certains hommes d’affaires fortunés et bien connus comme Hubert Guerrand-Hermès, Bernard Arnault, François Pinault, ou encore Bernard Tapie, en sont les heureux propriétaires. D’autres hôtels abritent des organismes publics ou des musées, comme celui de Picasso (hôtel Salé) ou encore des bureaux, souvent ceux de hauts personnages politiques français. Des ambassades, comme celle de Pologne, d’Italie ou d’Allemagne ou des centre culturel comme celui de la Suède sont aussi établies en ces demeures parisiennes. Cependant entretenir et restaurer un hôtel particulier suppose une certaine richesse. Ces dernières années, l’Etat cède alors quelques-uns de ses biens afin d’alléger le budget et ouvre donc le marché des hôtels particuliers.